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La 5G sur les starting blocks

Réseaux

La nouvelle génération de téléphonie qui viendra remplacer la 4G (qui n’est pourtant pas encore déployée partout…), la 5G, voit se préciser sa feuille de route en France. Les déploiements devraient commencer dès l’année prochaine.

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Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État chargée des télécoms - DR

Si certains industriels sont déjà prêts à se lancer dans la bataille, à l’image de Huawei (cf ci-dessous) ou de Xiaomi, qui a présenté début décembre en Chine son premier smartphone 5G (le Mi MIC 3, équipé du processeur Snapdragon 855 et du mode X50 de Qualcomm), le vrai top de départ pour organiser le calendrier des déploiements, c’est l’accès aux fréquences.
En ce sens, le gouvernement a donné le 31 janvier un signal fort par la voix d’Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État chargée des télécoms, en dévoilant que les enchères pour les fréquences 5G commenceront à l’automne 2019, avec la volonté de les attribuer au plus tard début 2020 et de commencer les premiers déploiements commerciaux au premier trimestre 2020.
« Le gouvernement fixera le cadre politique au printemps, a expliqué la Ministre, l'Arcep établira ensuite un cahier des charges, qui sera homologué à l'automne ».
Le déploiement pourrait ensuite être « rapide » sur certains usages (ceux de la téléphonie et de l’Internet mobile « traditionnels »), grâce à l’utilisation d’antennes déjà installées.
Cette possibilité d’aller vite risque cependant de se heurter, pour certains opérateurs, au « problème Huawei » (*). L’équipementier chinois, largement présent chez SFR comme chez Bouygues Telecom, pourrait être exclu de la 5G en Europe si les soupçons d’espionnage que nourrissent à son égard plusieurs pays venaient à être confirmés.
Sans stigmatiser l’équipementier chinois, Agnès Pannier-Runacher a expliqué que la 5G étant une « technologie critique », la France devait se doter « d'une législation adaptée à l'évolution technologique et des usages, dans le souci de garantir la souveraineté et la sécurité nationales ».
En attendant, l’Etat et l’Arcep ont également lancé un appel à la création de plateformes d’expérimentation 5G dans la bande de fréquences des 26 GHz, largement ouvertes à des tiers. Le but de cette initiative est d’amener les acteurs du marché à explorer « les possibilités offertes par cette bande de fréquences et identifier les nouveaux usages permis par ces fréquences ». Les possibilités techniques offertes par la 5G, qui couvrent non seulement les usages de téléphonie et d’internet mobile, mais aussi la voiture connectée/autonome, la médecine, la maison connectée, la smart city….

 

(*) Accusé d’espionnage aux Etats-Unis, en délicatesse avec le Canada (qui garde prisonnière à directrice financière du groupe, également fille du fondateur), Huawei a été banni du Royaume Uni, d’Australie, de Nouvelle Zelande et du Japon. Il est soumis à une étroite surveillance en France et en Allemagne.

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