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Après Apple, Samsung accuse le coup

Résultats Téléphonie Mobile

Les derniers flagships des deux constructeurs, qui avaient tous deux explosé leurs plafonds de prix déjà très élevés, se vendent moins bien prévu. Et si Apple a vu ses bénéfices progresser, ceux de Samsung accusent une forte baisse au 3ème trimestre 2018.

Les héros seraient-ils fatigués ? Après Apple, qui avait pudiquement décidé de ne plus publier les résultats de ses ventes d’iPhone en volume, mais seulement en chiffre d’affaires, pour masquer des ventes en repli de ses nouveaux modèles phares (iPhone XS, XS Max et XR), c’est au tour du leader mondial des ventes, Samsung, d’annoncer un 4ème trimestre 2018 avec des résultats financiers en baisse. Le bénéfice net trimestriel du géant coréen, qui reste numéro un mondial avec 20 % de parts de marché, a en effet chuté de 31 % par rapport à la période équivalente 2017. Mais si les ventes du coréen ne sont pas à la hauteur des attentes, on est loin, très loin de la crise. Avec quelque 6,6 Mds d’euros de bénéfice net sur la période, Samsung en encore engrangé 73,3 millions d’euros de bénéfice net… par jour !
La désaffection des consommateurs pour les nouveaux modèles phares de Samsung – relative en Europe, mais très forte en Chine et en Inde –, ainsi que la baisse du marché des composants, sont à l’origine de cette inflexion. Ancien leader absolu du marché chinois, Samsung n’affichait plus, fin 2018, qu’un petit 1 % de parts de marché.
Sans surprise, cette décrue des ventes des frères ennemis qui trustent le haut du podium depuis des années, profite notamment à deux constructeurs chinois : Huawei, qui est devenu en 2018 le n° 2 mondial des ventes derrière Samsung, reléguant Apple à la 3ème place, et Xiaomi, qui gagne des parts de marché en téléphonie, mais étend également son emprise à tout un tas de produits high tech qui vont des capteurs pour la maison connectée aux trottinettes électriques en passant par les pèse personnes ou les brosses à dents connectées.
Et si rien ne semble pour le moment assombrir l’horizon de Xiaomi, qui a tout récemment inauguré une nouvelle boutique sur les Champs Elysées à Paris (cf page 8), Huawei pourrait tôt ou tard pâtir d’un problème d’image lié aux démêlés de sa division infrastructures avec les autorités de plusieurs pays, dont la France. Accusé d’espionnage par les Etats-Unis, surveillé de très près au Canada – où est détenue la directrice financière de la société, également fille du fondateur -, banni d’Australie, Huawei fait également l’objet d’une vigilance étroite en France. Un amendement à la loi PACTE (plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises) oblige en effet les opérateurs mobiles à demander une autorisation au Premier Ministre pour installer des équipements de réseau. Orange a déjà annoncé que l’équipementier ne ferait pas partie de ses fournisseurs pour les réseaux 5G en France.

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Christine Doussot

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